Note d'Analyse

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Réf. GRIP DATA : G2050

Date d'insertion : 26/02/2003


Irak : le coût humain d’un conflit et la mobilisation humanitaire

par Xavier Zeebroek, chargé de recherche au GRIP

le 26 février 2003

 

Résumé 

 

 

I.  LE COUT HUMAIN

 

Des études prospectives de plus en plus nombreuses et abondamment citées dans les médias font état d’une catastrophe humanitaire de grande ampleur dans l’hypothèse d’une nouvelle guerre en Irak. La plupart ont été réalisées suite à des missions d’experts menées sur le territoire irakien et dans les pays voisins entre novembre 2002 et fin janvier 2003. Celles-ci avaient en général pour but de faire une estimation des besoins humanitaires de la région après un nouveau conflit et de permettre aux organisations humanitaires d’élaborer des plans d’urgences qui comptent parmi les plus ambitieux jamais mis sur pied.



1. Scénario de guerre

 

Cette note n’a pas pour but de passer en revue les différents scénarios militaires possibles envisagés par les experts. Toutefois, la plupart des plans d’urgences humanitaires tablent sur ce qu’il est convenu d’appeler un scénario militaire de moyenne intensité. C’est en tout cas cette éventualité qui a été retenue par les experts des Nations unies[i] et par les plus grandes ONG humanitaires.

Loin d’être confirmé par les différentes autorités américaines[ii] ou par les commentateurs indépendants[iii], ce scénario a été vraisemblablement adopté par la communauté humanitaire car celle-ci ne peut se satisfaire d’une option optimiste qui la laisserait complètement désemparée en cas de guerre prolongée.

Voici en bref les bases de ce scénario :

 

2. Estimation des morts et des blessés

 

Ni les Nations unies, ni les ONG ne se hasardent à estimer le nombre direct de morts et de blessés dans leurs scénarios. Seul un rapport de Medact[iv], une association anglaise regroupant des professionnels de la santé, avance des chiffres dans une très large fourchette :

 

Nombre de morts directs

 

  Minimum Maximun
Militaires irakiens

3.200

80.000

Militaires de la coalition

160

8.000

Civils irakiens

3200

80.000

TOTAL

6560

168.000

 

Dans les trois mois qui suivent un scénario de guerre conventionnelle, les auteurs de l’étude prévoient un grand nombre de décès supplémentaires dus surtout à une guerre civile (20.000 morts), à une surmortalité infantile (23.000 enfants de moins de cinq ans) et au grand nombre de réfugiés (15 à 30.000 morts). Bien que certains éléments de ce scénario soient sujets à caution, c’est entre 48.716 et 261.000 morts qui seraient à déplorer sur une période de six mois.

 

Nombre de blessés directs

 

  Minimum Maximun
Militaires irakiens

9.600

320.000

Militaires de la coalition

480

32.000

Civils irakiens

9.600

320.000

TOTAL

19.690

672.000

 

Les statistiques de Medact reposent en partie sur des estimations avancées dès septembre 2002 par un chercheur de la Brookings Institution, Michael O’Hanlon[v]. Celui-ci arrive à la conclusion que les pertes en vies humaines dans les deux camps pourraient être bien plus importantes que lors de la guerre de 1991. Partant de la constatation que d’intenses combats de rue seraient nécessaires pour s’emparer de Bagdad, il extrapole ses résultats à partir de deux exemples analogues : l’invasion du Panama en 1989 et l’expérience américaine en Somalie en 1992. Pour la seule prise de la capitale irakienne, il prévoit dès lors de 100 à 5.000 morts et de 300 à 20.000 blessés du côté américain et de 4.000 à 100.000 irakiens tués, civils et militaires confondus.

 

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 100.000 civils irakiens pourraient être blessés du fait des opérations militaires et que 400.000 autres pourraient être frappés par les maladies dues aux conséquences des bombardements, soit 500.000 personnes qui nécessiteraient un traitement médical d’urgence[vi].

 

Il faut souligner que le recours possible à des armes chimiques et bactériologiques n’alourdirait ce bilan “ que ” de 10 à 20% avec un maximum de 43.600 décès supplémentaires[vii].

 

Pour mémoire, la guerre du Golfe de 1991 coûta la vie à un petit peu moins de 400 combattants de la coalition internationale (dont 250 suite à des accidents ou des tirs “ amis ”) et 500 autres furent blessés. Les pertes militaires irakiennes atteignirent entre 50.000 et 120.000 hommes selon les sources, auxquels il faut ajouter 3.500 à 15.000 civils. Les révoltes et la répression qui suivirent immédiatement la guerre emportèrent 20 à 35.000 civils supplémentaires. Enfin, en 1991 seulement, environ 110.000 civils moururent des effets indirects de la guerre sur la santé. Au total, de 183.500 à 280.000 Irakiens succombèrent suite à la guerre et à ses conséquences immédiates[viii].  

 

 


3. Estimation des besoins humanitaires

 

Tous les observateurs soulignent que la situation humanitaire actuelle de l’Irak est déjà fort préoccupante. Après la guerre de 1991 et 12 ans d’embargo, ce pays n’est plus que l’ombre de lui-même et un nouveau choc pourrait le plonger dans le chaos. Les arguments le plus souvent avancés sont les suivants :

Selon le “ Plan d’urgence humanitaire intégré pour l’Irak et les pays voisins ”[xi], les experts du Bureau de coordination pour les affaires humanitaires de l’ONU (BCAH-OCHA) estiment comme suit les principaux besoins humanitaires de la population irakienne à la suite d’un conflit militaire de moyenne intensité :

Répartition des réfugiés selon les pays d’accueil

  Minimum Maximum
Iran

258.000

900.000

Turquie

136.000

270.000

Jordanie

34.000

50.000

Koweit

34.000

50.000

Syrie

20.000

60.000

Arabie Saoudite

18.000

20.000

Irak

100.000

100.000

TOTAL

600.000

1.450.000

 

Bien que la dernière version disponible de ce plan date du 7 janvier 2003, diverses sources indiquent qu’il n’a pas fait l’objet de changements importants depuis lors.

 

Devant l’énormité de ces estimations, beaucoup de spécialistes et de responsables de terrain, parfois au sein même des agences des Nations unies, doutent que la communauté humanitaire dans son ensemble soit capable de relever pareil défi. Les auteurs du Plan d’urgence reconnaissent eux-mêmes que “ l’écroulement des services publics essentiels de l’Irak pourrait mener à une crise humanitaire d’une dimension bien supérieure aux capacités des agences des Nations unies comme des autres organisations humanitaires ”[xii]. Un rapport de Human Rights Watch étend ce constat à toute la région : “ En cas de guerre, un nouvel afflux de réfugiés chez les voisins immédiats de l’Irak (...) pourrait submerger les moyens des autorités locales et des agences humanitaires ”[xiii].

 

 


II. 
LA MOBILISATION HUMANITAIRE


1. Plans humanitaires du gouvernement américain

 

Il semble de plus en plus certain que les militaires américains s’adjugeraient un rôle clé dans l’Irak d’après-guerre, aussi bien en matière d’assistance humanitaire que de reconstruction. Lors d’une audition devant le Congrès américain, le sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires politiques, Marc Grossman soulignait que « la fourniture d’aide humanitaire sera un objectif immédiat si les Etats-Unis s’engagent dans un conflit militaire avec l’Irak »[xiv].

 

Une directive du Président Bush datée du 20 janvier 2003 ordonnait la création au sein du Département de la Defense d’un « Office of Reconstruction and Humanitarian Assistance »[xv](ORHA). Ce bureau est dirigé par le lieutenant général à la retraite Jay Garner qui occupait déjà un poste important lors de l’opération militaro-humanitaire « Provide Comfort » dans le nord de l’Irak en 1991. Sans aucune coordination avec la communauté humanitaire, l’ORHA a développé un concept opérationnel s’appuyant sur la création au sein des forces armées américaines d’une structure de coordination de l’aide humanitaire qui utiliserait exclusivement des produits américains jusqu’au moment où l’aide internationale sera autorisée à intervenir sur le terrain. La technique du parachutage (air dropping) de rations alimentaires, abondamment critiquée en Afghanistan, serait appliquée à grande échelle.

 

Dès la fin janvier, un « Humanitarian Operations Center » ouvrait ses portes au Koweit. D’importants stocks de nourriture et de médicaments y sont entreposés, de même que dans des bases américaines en Italie. Ces initiatives volontaristes de l’administration américaine provoquent déjà des réactions critiques de nombreuses ONG qui redoutent les effets d’une militarisation de l’aide humanitaire comme ce fut le cas au Kosovo[xvi] ou aujourd’hui encore en Afghanistan. La volonté de mener seuls, au moins dans un premier temps, des opérations militaro-humanitaire sur le sol irakien a été implicitement confirmée par le refus américain de participer à la grande conférence internationale « Humanitarian Meeting Iraq » organisée par les autorités suisses les 15 et 16 février 2003. Cent cinquante délégués de trente pays et de vingt organisations humanitaires internationales y participaient.

 

Dans un premier temps, une enveloppe de 50 millions de dollars a été allouée à l’ORHA pour assurer son effort de planification. Celle-ci devrait bientôt être portée à 100 millions. Si la guerre éclate, l’administration Bush a l’intention de présenter au Congrès une loi budgétaire spéciale (emergency spending bill) d’un montant de plusieurs milliards de dollars pour l’aide humanitaire d’urgence[xvii].

 

Ces montants restent cependant modestes face au coût d’une nouvelle guerre qui pourrait coûter entre 48 et 200 milliards de dollars[xviii]. Jusqu’à présent, les Etats-Unis n’ont contribué qu’à hauteur de 15 millions de dollars au plan d’urgence des Nations unies.

 


2. Accueil des réfugiés dans les pays voisins

 

Les pays voisins de l’Irak se préparent fébrilement à l’accueil éventuel d’un grand nombre de réfugiés, avec l’aide du HCR, du CICR et des délégations nationales de Nations unies.

Rappelant que l’accueil des réfugiés est un devoir pour tous les pays, Human Rights Watch n’hésite pas à insister sur le fait que “ les Etats industrialisés doivent maintenir leurs frontières ouvertes aux réfugiés et immédiatement lever les mesures limitant l’immigration (...) ”[xxi].



3. Plans humanitaires des agences des Nations unies

 

Des plans d’urgence ont été développés par trois des principales agences du système des Nations unies : le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Ils couvrent une période de six mois. Tous “ supposent implicitement qu’un système de rationnement sera à nouveau instauré après la fin d’un conflit ”[xxii].

Toutes ces dispositions restent d’un niveau 2 à 5 fois inférieur à ce que le BCAH a prévu dans son plan d’urgence. Ces carences sont dues à un manque évident de financement de la part de la communauté internationale. A l’heure actuelle, seuls les Etats-Unis et le Royaume Uni sont intervenus pour un montant dérisoire – chacun 15 millions de dollars. Ces contributions n’arrivent même pas à satisfaire le premier appel de fonds (37,4 millions de dollars) lancé par l’ONU le 13 décembre 2002. Depuis lors, un nouvel appel de 120 millions de dollars a été lancé, sans beaucoup de succès jusqu’à présent. Ce n’est qu’après le déclenchement d’un éventuel conflit que les Nations unies lanceront un appel de fonds d’urgence inter-agences beaucoup plus ambitieux. Celui-ci visera à couvrir les opérations humanitaires pour une durée de six mois. En attendant, les agences puisent dans leurs propres réseves et empruntent des fonds pour couvrir leurs frais de planification et de prépositionnement.

 

Selon Sarah Zaidi, directeur de recherche au Center for Economic and Social Rights (CESR, New York), “ Les 30 millions de dollars versés par les Etats-Unis et le Royaume Uni couvrirait un seul jour de distribution dans le cadre du Programme Pétrole contre Nourriture ”[xxiii]. Entre décembre 1996 et octobre 2002, ce programme des Nations unies a fourni à chaque Irakien l’équivalent de 685 dollars par an en biens de première nécessité. A ce rythme, il faudrait 5,48 milliards de dollars pour assurer les six premiers mois de survie de l’après-guerre.

 

Si une guerre devait se déclencher, l’ensemble du personnel international des agences de l’ONU quitterait immédiatement le territoire irakien et serait temporairement replacé soit dans les pays voisins pour l’aide aux réfugiés soit à Chypre où un Centre de coordination humanitaire d’urgence doit être créé sous la supervision d’un Coordinateur humanitaire nommé par le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires.

 


4. Plans humanitaires de l’Union européenne

 

Dans une déclaration faite au Parlement européen le 12 février 2003, le Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Poul Nielson, a indiqué que ECHO, l’agence humanitaire européenne, était en contact  étroit avec tous ses partenaires, tant à l’ONU qu’à la Croix-Rouge ou parmi les ONG[xxiv]. Bien que deux missions d’évaluation aient récemment été envoyées en Irak, on peut s’étonner de l’absence de planification de l’Union européenne mais elle est essentiellement due au fait qu’ECHO n’est pas une agence qui intervient directement sur le terrain mais finance des opérateurs (privés ou intergouvernementaux) par le biais de projets.

 

A cet effet, ECHO dispose d’un budget de 15 millions d’euros prévu de longue date pour aider l’Irak en 2003, auquel viendra vraisemblablement s’ajouter 200 millions d’euros à puiser dans le Fonds européen d’urgence, mais seulement après le déclenchement des hostilités. Pour les dirigeants politiques européens, il ne saurait en effet être question de financer une planification humanitaire alors que plusieurs pays s’activent encore pour trouver une solution diplomatique qui éviterait la catastrophe. Cette situation n’a pas empêché Constanza Adinolfi, directrice d’ECHO, a récemment mis en garde les parlementaires européens devant « l’impréparation totale de l’Union européenne face aux conséquences humanitaires d’une guerre en Irak »[xxv].

 

Seuls la Suède, le Danemark et les Pays-Bas ont récemment communiqué le niveau de leur soutien financier à l’aide humanitaire européenne d’urgence à l’Irak.



5. Plans humanitaires des ONG

 

Il n’est pas possible de rendre compte de l’ensemble des préparatifs des ONG humanitaires, même en se limitant aux plus importantes. Bien qu’un grand nombre d’entre elles ont envoyé sur place leur propre mission d’évaluation, aucune n’a mis sérieusement en doute les estimations des experts de l’ONU concernant l’ampleur de l’aide à apporter. Au contraire, les plus grandes ONG s’en inspirent dans leur planification et citent les mêmes chiffres dans leurs communiqués.

 

Relativement peu d’ONG internationales sont actuellement présentes en Irak. Il s’agit notamment du CICR, de CARE Australie, Islamic Relief, Caritas, Merlin, CARE International, Médecins du Monde, Enfants du Monde et Première Urgence. Dans le Nord du pays, sous contrôle kurde, on note aussi la présence de Save the Children, Handicap Interational, Norwegian People’s Aid, Mines Advisory Group et Peace Winds Japan. La plupart d’entre elles évacueront leur personnel expatrié vers Amman (Jordanie) en cas de guerre. Seul le Croissant Rouge irakien restera opérationnel.

 

Les ONG se retrouvent dans le même dilemme que la plupart des Etats : elles se sont interdit de récolter des fonds pour une catastrophe dont elles espèrent encore qu’elle n’aura pas lieu. De ce fait et à cause du secret qui entoure les plans de guerre américains, leur état d’impréparation est tout aussi alarmant que celui de l’ONU ou de l’Union européenne. Etant essentiellement financées par les Etats ou les organisations multilatérales, beaucoup d’entre elles dépendent d’un feu vert politique. D’autres, comme Oxfam ou Médecins sans Frontières, plus indépendantes financièrement, ont courageusement refusé tout financement qui viendrait d’un des pays belligérants.

 

A noter toutefois qu’un consortium d’ONG américaines composé notamment de Save the Children USA, International Rescue Committee et World Vision a déjà reçu un financement de 2 millions de dollars de USAID, l’agence américaine pour la coopération et l’aide humanitaire, pour délivrer une aide humanitaire à l’Irak.

 

 


III. 
CONCLUSION

 

De l’aveu même de beaucoup de ses responsables, l’état de sous-financement et d’impréparation de la communauté humanitaire pour faire face aux conséquences d’une nouvelle guerre en Irak et dans les pays voisins est très préoccupante. Cette situation est en grande partie due au dilemme politique qui tétanise la plus grande partie des Etats donateurs : on ne peut pas se préparer aux conséquences d’une catastrophe dont on entretient encore l’espoir qu’elle n’aura pas lieu. C’est aussi la raison pour laquelle les préparatifs en cours aux Nations unies comme au sein des ONG, aussi insatisfaisants soient-ils, ont lieu dans une très grande discrétion.

                       

Plus fondamentalement, même si les organisations humanitaires pouvaient disposer de tous les moyens disponibles, il n’est pas certain qu’elles puissent faire face à l’ampleur de la catastrophe.

 

Les évaluations avancées par les experts proposent souvent, faute de mieux, des écarts très importants entre les scénarios optimistes et pessimistes. Toutefois, il est sûr que le nombre de morts se comptera en milliers, le nombre de réfugiés en centaines de milliers et ceux qui souffriront de la faim en millions. A chaque fois, c’est la population civile irakienne qui paiera le plus lourd tribut. Si ceux qui comptent déjà parmi les plus déshérités devaient subir une troisième guerre en moins de 25 ans, il est probable qu’ils mettraient très longtemps avant de s’en remettre.

 

Tous ces éléments devraient davantage être pris en compte par les décideurs politiques et militaires américains. Ces derniers ont tendance à considérer la guerre comme une option parmi d’autres, en négligeant d’y intégrer les effets à moyen et à long terme sur les populations civiles, sur l’environnement et sur la perception de la politique des Etats-Unis dans le monde. Le coût humain d’une guerre ne peut plus être sous-estimé lorsqu’il s’agit de choisir entre violence et diplomatie.

 



[i] OCHA 2002, “ Likely Humanitarian Scenarios ”, plan d’urgence confidentiel préparé par un groupe d’experts sous la supervision du Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH-OCHA), Nations unies, 10 décembre 2002, 13 pages. http://www.casi.org.uk/info/undocs/war021210scanned.pdf

OCHA 2003, “ Integrated Humanitarian Contingency Plan for Iraq and Neighbouring Countries ”, Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH-OCHA), Nations unies, 7 janvier 2003, Genève, 30 pages. http://www.cesr.org/iraq/docs/contingency.pdf

[ii] Voir Caroline Pailhe, “ Irak : les coûts de la guerre ”, Note d’analyse, GRIP, 14 février 2003.

[iii] Voir Thomas E. Ricks, “ Les forces spéciales en vedettes ”, The Washington Post, repris et traduit par Le Courrier International n°642 du 20 février 2003, pp 34-35.

[iv] Medact, “Collateral Damage, the health and environmental costs of war on Iraq”, (association anglaise qui regroupe des professionnels de la santé et est membre de l’Association des médecins contre la guerre nucléaire, AMPGN-IPPNW), 12 novembre 2002, Londres, 13 pages. http://www.medact.org/tbx/docs/Medact%20Iraq%20report_final3.pdf

[v] Michael E. O’Hanlon 9-02, “Counting Casualties: How many people would die in an Iraqi War?”, Slate, 25 septembre 2002. http://www.brook.edu/views/op-ed/ohanlon/20020925.htm consulté le 24 février 2003.

[vi] Jonathan Steele, “ Counting the dead ”, The Guardian, 29 janvier 2003. http://www.guardian.co.uk/analysis/story/0,3604,884289,00.html consulté le 24 février 2003.

[vii] Voir Medact, op. cit. et Michael E. O’Hanlon 10-02, “ Overthrowing Saddam: Calculating the Costs and Casualties”, Iraq Memo 1, Brookings Institution, 9 octobre 2002. http://www.brook.edu/views/op-ed/ohanlon/20021009.htm consulté le 24 février 2003.

[viii] Statistiques tirées de Medact et Michael E. O’Hanlon, op. cit.

[ix] PNUD, “ Rapports sur le Développement humain ”, 1990, 1992 et 2002.

[x] Voir aussi “ Our Common Responsibility, The Impact of a New War on Iraqi Children ”, The International Study Team (groupe d’experts indépendants constitué d’universitaires, de chercheurs et de praticiens), mission d’étude financée par plus de 20 ONG canadiennes, américaines et norvégiennes, 30 janvier 2003, 41 pages. http://www.warchild.ca/docs/final_report_report_january_29v1.1.pdf

[xi] Voir OCHA 2003, op. cit.

[xii] Cité par CESR, “ The Human Cost of War in Iraq ”, Executive summary p. 5, Center for Economic and Social Rights, New York, 13 février 2003, 10 pages. http://www.cesr.org/iraq/docs/execsum.pdf

[xiii] HRW, “Iraqi Refugees, Asylum Seekers, and Displaced Persons: Current Conditions and Concerns in the Event of War”, Human Rights Watch Briefing Paper p. 12, 13 février 2003, 25 pages. http://www.reliefweb.int/library/documents/2003/hrw-irq-13feb.pdf

[xiv] Charlene Porter, “US, UN prepare to meet humanitarian needs in Iraq”, ReliefWeb, 14 février 2003.

[xv] Charlene Porter, op. cit.

[xvi] Voir « Militaires-humanitaires : à chacun son rôle », Editions GRIP/Complexe, 2002, 278 pages.

[xvii] Charles Recknagel, « Iraq : Aid agencies press donors to fund war-relief preparations », ReliefWeb, 17 février 2003.

[xviii] Voir Caroline Pailhe, op. cit.

[xix] IRIN, “Tehran to host fewer Iraqi refugees if conflict begins”, 27 janvier 2003.

[xx] Ayla Jean Yackley, “Turkey braces itself for refugees from Iraq war”, ReliefWeb, 16 février 2003.

[xxi] HRW, op. cit. p. 19

[xxii] OCHA 2003, op. cit. p. 8

[xxiii] ReliefWeb, “ International Community unprepared for humanitarian disaster in Iraq ”, 13 février 2003. http://www.reliefweb.int

[xxiv] ReliefWeb, « European Commissioner for Development and Humanitarian Aid : Statement on Irak, 12 février 2003.

[xxv] Nicola Smith, « EU unprepared for humanitarian disaster in Iraq », Euobserver, 21 février 2003.

 

 



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