Note d'Analyse

Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité

70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles

Tél.: +32.2.241 84 20 - Fax : +32.2.245 19 33

Internet : http://www.grip.org/ - Courriel : admi@grip.org 

grips.gif (1552 octets)

Réf. GRIP DATA : G2043

Date d'insertion : 14/02/03


Irak : les coûts de la guerre

par Caroline Pailhe, attachée de recherche au GRIP

le 14 février 2003

Estimer les coûts d’un déclenchement des hostilités contre l’Irak n’est pas simple. D’abord parce qu’un conflit, quel qu’il soit, entraîne immanquablement des impondérables qu’il est par définition difficile de mesurer. Ensuite, parce qu’on le veuille ou non, évaluer le coût probable d’une guerre, en tant que tel ou en le jaugeant face aux bénéfices qu’elle est censée engranger ou aux conséquences négatives qu’elle risque d’entraîner, revient finalement à évaluer l’opportunité de la guerre elle-même. Depuis le déploiement de la logique de guerre de l’administration américaine, cependant, de nombreux experts se sont livrés à ce périlleux exercice.

Dans les colonnes du Wall Street Journal du 16 septembre 2002, Lawrence Lindsey, principal conseiller économique de la Maison blanche, estimait qu’une guerre contre l’Irak coûterait aux Etats-Unis entre 100 et 200 milliards de dollars, ajoutant qu’ « un succès militaire serait bon pour l'économie »[1]. Pour arriver à ce chiffre, Lawrence Lindsey prenait en compte non seulement les coûts directs de l’opération militaire mais aussi la nécessité de maintenir un nombre important de troupes pendant une période assez longue sur le territoire irakien et la reconstruction du pays. Un débat s'est alors engagé pour savoir si ces montants étaient excessifs ou pas. D'un côté, ils ne représentent que 1 à 2% de la production annuelle des Etats-Unis, un pourcentage très modeste comparé aux 15% du PIB que le pays a dépensés pour la guerre de Corée ou aux 12% qu'il a consacrés à celle du Vietnam. D'un autre côté, la somme peut paraître importante, sachant que la guerre doublerait le déficit budgétaire des Etats-Unis, déjà déficitaire. La Maison blanche en tous cas, jugeant ces estimations trop élevées, s’en est rapidement distanciée et Lindsey démissionnait de ses fonctions le 6 décembre 2002.

Le coût direct d’une opération militaire

Le 23 septembre 2002, une étude émanant des députés démocrates membres de la Commission du budget de la Chambre des représentants exposait leurs estimations quant à l’opération militaire contre l’Irak, partant du postulat que les coûts d’une nouvelle guerre peuvent être évalués par rapport à ceux de la guerre du Golfe de 1991[2].

A l’échelle des Etats-Unis, 100 milliards de dollars, c’est

  • 3 fois le montant que dépense le gouvernement fédéral pour l’enseignement primaire.

  • la fourniture pendant 5 ans de soins médicaux à tous les enfants non assurés médicalement aux Etats-Unis.

  •  4 fois plus que le budget total du ministère américain des Affaires étrangères.

Source : « The Costs of Invading Iraq », National Priorites Project, Grassroots Factsheet, volume 5, n° 5, 2002, www.nationalpriorites.org

L’étude suppose une guerre courte (30 à 60 jours), nécessitant de 125.000 à 250.000 soldats (représentant de 1/4 à 1/2 le nombre de soldats déployés lors de la guerre du Golfe) et dont le déroulement serait assez semblable : peu de résistance des forces ennemies ; pas de recours aux armes chimiques ni bactériologiques ; facilité d’accès pour les forces américaines aux bases et espaces aériens de la plupart des pays du Golfe et de la Turquie ; et peu de pertes du côté américain. En fonction du nombre de soldats déployés, la commission de la Chambre des représentants estime que l’opération militaire seule pourrait représenter entre 48 et 93 milliards de dollars. Ne sont donc pas pris en considération, entre autres : les forces de maintien de la paix ou d’occupation américaines ; les incitants devant rallier le soutien étranger ou l’effacement de certaines dettes ; les impacts sur l’économie dus au prix du pétrole ; le coût de l’aide humanitaire. Si ces éléments sont considérés, l’étude conclut qu’une nouvelle guerre contre l’Irak pourrait coûter entre 100 et 200 milliards de dollars, atteignant ainsi les chiffres avancés par Lindsey.

Toujours en septembre 2002, l'Office du budget du Congrès (CBO) faisait part de ses propres estimations[3]. Le CBO s’est lui basé sur deux stratégies différentes, l’une privilégiant la guerre terrestre (Heavy Ground Option) et l’autre la guerre aérienne (Heavy Air Option), nécessitant chacune un nombre de soldats et un type d’équipement différents. Selon ces deux cas de figure, le déploiement de troupes US dans la région du Golfe pourrait coûter entre 9 et 13 milliards de dollars. L’opération en elle-même pourrait coûter entre 7 et 9 milliards USD par mois. Le rapatriement des troupes s’élèverait entre 5 et 7 milliards USD. Une occupation entre 1 et 4 milliards USD par mois. Une guerre courte d’un mois pourrait ainsi coûter entre 21 et 29 milliards de dollars. Le CBO évalue l’occupation de l’Irak  entre 1 à 4 milliards de dollars par mois, se basant sur les chiffres disponibles relatifs aux missions de maintien de la paix au Kosovo, avec un nombre de soldats oscillant entre 75.000 et 200.000 hommes.

Estimations des coûts du déploiement, opération militaire et occupation de l’Irak (en milliards de dollars de 2003) pour l’option « guerre terrestre » et « guerre aérienne »

Déploiement
(3 mois)
1er mois de
l’opération militaire
Mois suivants
(par mois)
Rapatriement
(3 mois)
Occupation
(par mois)
« Guerre terrestre » 12,5 9,2 7,5 7,3 1,4 à 3,8
« Guerre aérienne » 8,8 7,6 6,1 4,8 1,4 à 3,8

Source : Estimates Costs of a Potential Conflict with Iraq, Congressional Budget Office, septembre 2002.

La guerre du Golfe de 1991 : des similitudes en trompe-l’œil

Les coûts directs de la guerre du Golfe se sont élevés à environ 80 milliards de dollars (en dollars de 2002), comprenant :

  • L’opération « Bouclier du désert » : 5 mois et demi de déploiement (424.000 soldats actifs) ;

  • L’opération « Tempête du désert » : 38 jours de bombardements aériens suivis de 100 heures d’opérations militaires aéroterrestres.

Les Etats-Unis ont payé 12% du coût total, le reste ayant été supporté par l’Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis, le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud. William Nordhaus, professeur à l’Université de Yale, estime les coûts indirects du conflit de 1991 à environ 500 milliards de dollars.

Sources : Assessing the Cost of Military Action Against Iraq: Using Desert Shield/Desert Storm as Basis for Estimates, an Analysis by the House Budget Committee, Democratic Staff, 23 septembre 2002, « Estimates Costs of a Potential Conflict with Iraq », Congressional Budget Office, septembre 2002 et Nordhaus William D., « The Economic Consequences of a War with Iraq », dans Carl Kaysen, Steven E. Miller, Martin B. Malin, William D. Nordhaus et John D. Steinbruner, War with Iraq. Costs, Consequences, and Alternatives, American Academy of Arts and Sciences, novembre 2002.

Le coût « réel » de la guerre

Une guerre ne se limite pas au champ de bataille, elle engendre également des réactions politiques et des conséquences économiques que l’on doit prendre en compte si l’on veut en évaluer le coût global. C’est ce coût « réel » de la guerre qu’a tenté d’évaluer un groupe d’universitaires, sous l’égide de l’Académie américaine des arts et des sciences en considérant non seulement les coûts directs et indirects de l’opération mais aussi la gestion de l’après-conflit et les répercussions sur l’économie globale. William D. Norhaus, professeur d’économie à l’université de Yale et un des auteurs de l’étude, dresse des conclusions pour le moins troublantes. S’il approuve dans les grandes lignes l’évaluation des coûts militaires directs des différents scénarios présentés par les études de la Chambre et du Congrès, il regrette qu’aucune de ces estimations ne prenne en compte la possibilité d’un conflit de longue durée et, plus grave encore, sous-estiment les coûts élevés qui surviendront après la victoire quand il s’agira de maintenir la paix, reconstruire le pays et édifier des structures étatiques[4]. Selon lui, « les Américains sous-estiment beaucoup la charge que représente une guerre menée à son terme avec le renversement d’un régime et une occupation ».

Pour bâtir ses propres évaluations, Nordhaus a tout d’abord construit deux scénarios de déroulement de la guerre (un favorable et un défavorable) et a ensuite pris en compte la situation post-conflit, l’impact sur le marché du pétrole et sur les marchés connexes, et les impacts macroéconomiques sur l’économie en général durant les dix années suivant le conflit.

Les deux scénarios qu’il entrevoit se situent à l’une et l’autre extrémité. Le premier, la « victoire rapide », ressemblerait à la guerre de 1991, à la guerre du Kosovo et à la guerre d’Afghanistan, combinant chance et stratégie, et entraînant la reddition rapide du régime et de l’armée irakiens. Cette opération comprendrait entre 30 et 60 jours de campagne aérienne et terrestre, suivie de 2 mois et demi de présence des troupes après la victoire. On ne peut concevoir scénario plus favorable pour les Etats-Unis. Le second, l’« enlisement », combine la guérilla urbaine, des répercussions négatives sur le marché du pétrole, l’escalade de la guerre en Israël, des actes terroristes de part le monde, une occupation et un maintien de la paix long et coûteux, une reconstruction et une aide humanitaire coûteuses, une récession économique générale et l’utilisation d’armes de destruction massive.

Ses estimations oscillent entre 99 milliards dans le premier cas et 1.924 milliards de dollars dans le second. On est en effet bien loin des estimations des milieux politiques …

Estimation des coûts d’une guerre avec l’Irak sur dix ans (2003-2012) (en milliards de dollars de 2002)

 

« Victoire rapide »
Guerre courte et favorable

« Enlisement »
Guerre longue et défavorable

Dépenses militaires directes

50

140

Coûts subséquents

   

- Occupation et maintien de la paix

75

500

- Reconstruction et édification de structures étatiques

30

105

-  Aide humanitaire

1

10

- Impacts sur le marché du pétrole

- 40

778

- Impact macroéconomique

- 17

391

Total

99

1.924

Source : Nordhaus William D., « The Economic Consequences of a War with Iraq », dans Carl Kaysen, Steven E. Miller, Martin B. Malin, William D. Nordhaus et John D. Steinbruner, War with Iraq. Costs, Consequences, and Alternatives, American Academy of Arts and Sciences, novembre 2002.

C’est surtout en ce qui concerne la reconstruction post-conflit que les estimations de Nordhaus tranchent par rapport aux évaluations du CBO. Mais ces dernières se basent sur les estimations les plus basses relatives aux soldats de maintien de la paix américains au Kosovo. L’Irak ressemblera-t-il au Kosovo après la victoire américaine ? Rien n’est moins sûr pour Nordhaus. Se fondant sur l'expérience internationale acquise, entre autres, au Kosovo mais aussi au Timor-Oriental et en Haïti, et sur les estimations de reconstruction post-conflit dressées pour le Liban, le Timor oriental et la Bosnie par la Banque mondiale, cet économiste estime que ces frais civils pourraient se monter à 600 milliards de dollars.

Bien sûr, le coût de l’occupation dépendra également de sa durée et de sa nature (reconstruction et construction de la démocratie, édification de structures étatiques, aide humanitaire). Et si c’est une sorte de plan Marshall qui est prévu pour l’Irak, l’addition sera encore plus élevée[5].

La guerre, et puis ?

Si Donald Rumsfeld prédit une guerre très courte de « six jours à six semaines », que prévoit l’administration américaine pour l’après-conflit ? Comment est envisagée la conquête et l’occupation d’un pays éloigné tant géographiquement que culturellement du Nouveau continent ? Avec quel projet de société les Américains vont-ils gérer l’avenir des 23 millions d’Irakiens et dont la capitale Bagdad reste une référence historique pour des millions d’Arabes et de musulmans, au même titre que Paris ou Londres pour les Européens ?[6]

Pour l’Afghanistan, en septembre 2002, les Etats-Unis avaient dépensé 13 milliards de dollars en effort de guerre mais le budget total du Pentagone engagé pour les travaux civils ou l’aide humanitaire ne totalisait que 10 millions de dollars.

Les Etats-Unis dépensent 15 milliards de dollars par an en aide extérieure pour l’ensemble du reste du monde.

De nombreux observateurs doutent de ce que les Etats-Unis entreprennent, après avoir mené la guerre, une vaste reconstruction de l’Irak. Ainsi, selon Nordhaus, dans tous les pays où Washington est intervenu militairement au cours des quatre dernières décennies, les bombardements ont rarement été suivis de travaux de reconstruction. C’est notamment le cas pour l’Afghanistan, où par ailleurs rien ne peut affirmer que ce pays est stabilisé. 

Cette disproportion entre le budget alloué aux destructions militaires et à la reconstruction civile n’augure rien d’ambitieux dans le cas de l’Irak. Au regard de ce que les Etats-Unis dépensent annuellement en aide extérieure pour l’ensemble du reste du monde, on peut en effet se demander si les fonds nécessaires à une reconstruction sérieuse de l’Irak seront dégagés. C’est plus vraisemblablement un pays à moitié reconstruit que les Etats-Unis laisseront derrière eux.

Conclusion

L’administration Bush ne ménage pas ses efforts pour motiver sa démarche belliqueuse contre l’Irak mais elle ne produit aucune estimation officielle en ce qui concerne les coûts de cette opération. En réalité, personne ne peut affirmer d’une manière certaine à combien ce coût pourrait s’élever car, malheureusement, les guerres ne se déroulent jamais exactement selon les plans de bataille.

En tous cas, les Américains semblent sous-estimer l’engagement économique lié à cette guerre qu’ils entendent mener « coûte que coûte ». La promesse relative à la coopération, la reconstruction et l’édification d’un Etat de droit en Irak est particulièrement inquiétante.

Selon Hans Blix, chef des inspecteurs en désarmement, le coût d’un an d’inspections approfondies en Irak s’élèverait à 80 millions de dollars. Les inspecteurs de l’ONU gagnent entre 70 et 80.000 dollars brut par an.

Source : « Chi pagherà il costo di un conflitto. L’analisi del premio nobel », Il corriere della sera, 17 janvier 2003

Les analystes qui ont tenté d’estimer la guerre ont certes poursuivi des buts et des méthodologies différents. Mais toutes les évaluations aboutissent à la même appréciation : même courte, une guerre serait chère, plus chère en tous cas que celle de 1991, ne fût-ce que parce que les Etats-Unis devront payer seuls l’addition. Mais surtout parce, cette fois, le but avéré de l’administration américaine face à l’Irak est de renverser le régime de Saddam Hussein. Si l’on peut donc supposer que les coûts militaires directs d’une nouvelle guerre seront vraisemblablement moindres qu’en 1991 dans la plupart des scénarios, l’occupation post-conflit, par ailleurs nébuleuse, sera par contre considérablement plus élevée.

Les coûts « réels » de la guerre doivent impérativement être mesurés à l'aune du coût des alternatives disponibles. Or, les moyens diplomatiques  et le désarmement de l’Irak par les inspections et la destruction des stocks d'armes sont encore possibles, plus efficaces, et nettement moins coûteux.

George W. BushLe mythe du bénéfice économique de la guerre

Une vision traditionnelle et orthodoxe de la guerre part du principe que toute guerre stimule l'économie, du moins à court terme. Mais, selon de nombreux économistes, cette vision simpliste de l'économie de guerre est trop étroite pour décrire les effets possibles d'une guerre contre l'Irak. Ainsi, selon Jeffrey D. Sachs, professeur d'économie et directeur du Earth Institute de l'Université de Columbia, même si l'économie américaine peut bénéficier à court terme d'une stimulation de la demande suite à l'augmentation des dépenses militaires, il n’en va pas de même pour le reste du monde. La plupart des pays n'en ressentirait que les effets négatifs : dérèglement des échanges, augmentation des prix du pétrole, retrait des capitaux internationaux, coupes dans les programmes d'investissement, sans qu'aucune stimulation directe ne vienne les compenser.

C’est également l’avis de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 1991, pour qui si les marchés détestent l’incertitude et la versatilité, le conflit amène les deux phénomènes. Stiglitz rejette l’idée que la guerre entraîne un boom économique ainsi que l’argument développé par certains experts suggérant que le capitalisme a besoin de la guerre et que, sans elle, la récession apparaît inévitablement. Selon lui, la croissance économique des années 90 démontre que la paix est de loin économiquement préférable à la guerre. La guerre du Golfe de 1991 a montré que les guerres peuvent en fait s’avérer économiquement néfastes. Ce conflit a contribué considérablement au déclenchement de la récession de 1991 et fut probablement à l’origine de la non-réélection de George Bush père en 1992. La situation actuelle ressemble bien plus à la guerre du Golfe qu’aux conflits qui ont finalement contribué à la croissance économique, comme la Seconde Guerre mondiale. Les conséquences économiques d’une seconde guerre seront probablement beaucoup plus néfastes encore, même si les coûts directs d’une attaque militaire contre le régime de Saddam Hussein restent minimes comparés aux dépenses américaines totales. La volonté affichée par Bush de privilégier la prudence au niveau de la fiscalité laisse penser que la plupart des coûts de la guerre seront couverts par des coupes budgétaires dans d’autres secteurs (éducation, santé, recherche et environnement). Pour Stiglitz, la guerre sera donc néfaste en termes de niveau de vie.

Certains suggèrent que les Etats-Unis veulent déclencher cette guerre pour leurs intérêts économiques. A n’en pas douter, les intérêts pétroliers pèsent sur toute la politique de George Bush. Mais même sous cette perspective, la guerre contre l’Irak est une aventure risquée, selon le prix Nobel. L’impact du conflit sur les prix du pétrole reste hautement incertain et les autres producteurs d’or noir ne se laisseront pas manœuvrer. Personne finalement ne peut prédire les effets du conflit sur les fournitures de pétrole.

Sources : SACHS D. Jeffrey, Les conséquences d’une guerre contre l’Irak, Project Syndicate, septembre 2002 et « The myth of the war economy », Joseph Stiglitz, The Guardian, 22 janvier 2003.



[1] « Bush Economic Aid Says Cost Of Iraq War May Top $100 Billion », The Wall Street Journal, 16 septembre 2002.

[2] Assessing the Cost of Military Action Against Iraq : Using Desert Shield/Desert Storm as Basis for Estimates, an Analysis by the House Budget Committee, Democratic Staff, 23 septembre 2002.

[3] Estimates Costs of a Potential Conflict with Iraq, Congressional Budget Office, septembre 2002, disponible à www.cbo.gov/showdoc.cfm?index=3822&sequence=0

[4] Nordhaus William D., « The Economic Consequences of a War with Iraq », dans Carl Kaysen, Steven E. Miller, Martin B. Malin, William D. Nordhaus et John D. Steinbruner, War with Iraq. Costs, Consequences, and Alternatives, American Academy of Arts and Sciences, novembre 2002 et Nordhaus William D., « Iraq : The Economic Consequences of a War », The New York Review of Books, 5 décembre 2002.

[5] « A Marshall Plan for Iraq », The Washington Post, 5 août 2002.

[6] « L’après-guerre », Le Monde, 9 février 2003.



G
roupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité
70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles
Tél.: +32.2.241 84 20 - Fax : +32.2.245 19 33
Internet : www.grip.org - Courriel : admi@grip.org 

Copyright © GRIP - Bruxelles/Brussels, 2003 -  Webmaster

La reproduction des informations contenues sur ce site est autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source et du nom de l'auteur.

Reproduction of information from this site is authorised, except for commercial purposes, provided the source  and the name of the author are acknowledged.