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G1559

Date d'insertion:

17/03/99

 

 

Conférence et Appel de Bruxelles

 

Communiqué de presse

Aucun développement durable n’est possible sans paix ni sécurité. Or, la prolifération et le trafic illicite des armes légères et des armes de petit calibre constituent une menace majeure pour la paix, la sécurité et le développement. C’est pourquoi le Secrétaire d’Etat belge à la Coopération au Développement, Dr. Réginals Moreels, ainsi que Dr. Arias, lauréat du Prix Nobel de la paix et ancien Président du Costa Rica, ont entrepris d’organiser une conférence internationale sur le thème d’« un désarmement durable pour un développement durable ». Cette conférence se tiendra à Bruxelles les 12 et 13 octobre 1998.

1. Contexte

La période de l’après guerre froide est caractérisée par une nette augmentation des conflits intra-étatiques. Les armes de petit calibre et les armes légères en tant que telles ne sont pas la cause première de ces conflits. Néanmoins, le flux de ces armes, leur grande disponibilité et leur accumulation intensifient et prolongent la durée des conflits, compromettent leur résolution, la démobilisation et les efforts de développement tout en augmentant le risque de reprise des hostilités.

Les idées qui prévalent sur la manière de maintenir ou restaurer la paix et d’assurer la sécurité des personnes sont remises en question par de nombreux acteurs internationaux, régionaux, nationaux et locaux. La prise de conscience grandissante des effets catastrophiques de la prolifération des armes sur une majorité de civils dans les zones de conflit provient d’une multitude d’initiatives. Des efforts dans le domaine du désarmement cherchent à freiner la prolifération des armes légères et de petit calibre. D’autres tendent à l’amélioration de la sécurité des personnes grâce à des mesures de construction de la paix.

2. Le désarmement et la construction de la paix

Les actions récemment développées en matière de désarmement et de contrôle des armements servent un objectif commun : la restriction du flux et des fournitures d’armes légères et de petit calibre. De tels programmes comprennent notamment le renforcement des contrôles portant sur la possession, l’utilisation et le transfert légaux d’armes, la répression du trafic illicite, la collecte et la destruction des surplus, l’amélioration de la transparence et de la coopération régionale,...

A eux seuls, ces programmes ne peuvent mettre un terme aux conflits, ni renforcer une paix durable. Les causes premières ont plus fondamentalement trait à la sécurité personnelle et collective et résultent directement d’une marginalisation sociale, politique, culturelle et/ou économique. Des efforts de construction de la paix sont donc nécessaires, tels que la démobilisation et la réintégration des anciens combattants, la cessation des rapts et de l’enrôlement des enfants dans les conflits armés et, plus généralement, le soutien apporté aux structures sociales et politiques représentatives capables de gérer le changement et de maintenir la loi et l’ordre publique au sein d’un environnement empreint de réforme démocratique. Une mesure de prévention relativement neuve concerne les soins apportés aux victimes de la violence dans les zones sensibles.

3. Objectifs de la conférence de Bruxelles

La conférence de Bruxelles cherche à renforcer la sécurité et la paix en réclamant une action intégrée et globale visant au micro-désarmement, à la construction de la paix et au développement durable.

Dès lors, et dans ce but, la conférence demande à une grande variété d’acteurs - gouvernementaux et non-gouvernementaux, régionaux et internationaux, nationaux et locaux, organes du Nord et du Sud - de partager leurs convictions, leurs expériences et leurs propositions d’actions. Cinq groupes de travail et trois sessions plénières aborderont les thèmes suivants :

- l’analyse des différents types de demande d’armes légères et leur impact sur la société,
- le micro-désarmement et la destruction
- la démobilisation , les ex-combattants, les enfants et les femmes,
- le renforcement de la capacité de l’Etat à assurer la sécurité,
- l’optimisation des performances des acteurs non étatiques,
- les politiques d’aide et de soutien des donateurs pour la « sécurité de l’homme » et le développement durable.

4. Appel à l’action

La conférence de Bruxelles ne vise pas à promouvoir une simple réponse face à l’insécurité, aux conflits et à la prolifération des armes légères. Elle tente plutôt de s'appuyer sur les convictions, les leçons et l’impulsion développés depuis dix ans par un certain nombre de pays particuliers, par différents organes des Nations unies, par des institutions régionales comme l’Organisation des Etats américains ou l’Union européenne et par d’autres démarches comme celles nées en Afrique de l’Ouest et du Sud,... La conférence put, de plus, bénéficier des directives de l’OCDE pour la communauté des donateurs en matière de conflit et de paix, ainsi que de l’apport de plusieurs experts indépendants et d’organisations non-gouvernementales. Les initiatives de la Norvège et du Canada et les consécutifs « Eléments d’un accord commun » auquel 21 pays se sont déjà ralliés démontrent bien l’existence de cette nouvelle dynamique.

Cette volonté d’agir a besoin d’être renforcée et articulée. C’est pourquoi un « Appel à l’action » fut mis au point. Cet appel veut refléter le consensus portant sur la nécessité des actions à entreprendre aux niveaux local, national, régional et mondial pour construire la paix et faire progresser les mesures de désarmement. Certains pays et experts ont déjà contribués à la mise au point de cet appel. Le Ministre belge des Affaires étrangères et le Secrétaire d’Etat à la Coopération au Développement demandent maintenant aux gouvernements d’exprimer leur soutien à cet appel à l’action.

5. Informations complémentaires :

- Cabinet du Secrétaire d’Etat à la Coopération au Développement, c/o Dominiek Dolphen, +32-2-549 09 32, fax +32-2-512 21 23

- ABOS/BADC, rue Bréderode 6,1000 Bruxelles, Belgique,
c/o Jan Vanheukelom, +32-2-519 04 91, fax +32-2-519 03 27,
téléphone cellulaire 075-583565,
e-mail : Jan.Vanheukelom@ping.be

SITE INTERNET DE LA CONFERENCE : http://www.disarmconf.org

 



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